Organiser une journée découverte autour du phare de Goury et de ses environs, joyau de la Hague
Le phare de Goury : un repère emblématique du cap de la Hague La silhouette élancée du phare de Goury, dressée à l’extrême pointe du Cotentin...
Distance : Variable (portion de 4 à 20 km selon l’étape) Départ conseillé : Goury ou Auderville Difficulté : Moyenne à soutenue
Nul lieu ne dit mieux la puissance de la Hague que le chemin côtier : le GR223, appelé « sentier des Douaniers », serpente sur 80 km de falaises, de criques et de landes battues par le vent. Le tronçon entre Goury et Siouville dresse un panorama à couper le souffle : phares perdus dans la brume, falaises abruptes et houle résonnent comme un poème minéral. C’est là qu’on comprend pourquoi la mer, ici, n’est jamais tout à fait bleue ni tout à fait douce. À parcourir de préférence par temps clair, pour capter la lumière unique du Cotentin (source : Manche Tourisme).
Distance : 8,5 km Départ conseillé : Parking des falaises de Jobourg Difficulté : Moyen
Célèbres pour être parmi les plus hautes d’Europe (128 m), les falaises du Nez de Jobourg défient l’horizon. Un sentier sécurisé longe le précipice et fait découvrir, au fil des virages, grottes marines, ajoncs, fougères et pâtures rases. L’envol du faucon crécerelle ou la maladresse des moutons en équilibre composent un décor mouvant. L’habitat troglodytique, plus bas sous les falaises (fermé au public mais visibles à marée basse), ajoute une touche de mystère à la balade (source : Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin).
Distance : 6 km Départ conseillé : Place de la mairie de Branville-Hague Difficulté : Facile
Au départ de Branville-Hague, laissez-vous guider par la mémoire des petits hameaux : Crevon, Outrehoux, Vautot. Les chemins creux serpentent entre talus moussus, murets de schiste et bouquets d’aubépine. Au printemps, les talus s’illuminent de primevères et d’anémones. En chemin, on croise d’anciennes fontaines, quelques menhirs oubliés, et, parfois, au détour d’un muret, les salutations sobres d’un habitant.
Distance : 11 km Départ conseillé : Plage de Siouville Difficulté : Moyen à soutenu
Partez du rivage pour rejoindre les hauteurs rocailleuses du Cap de Flamanville : l’itinéraire traverse des landes fleuries, croisant la faune typique des milieux ouverts : linottes, bruants, papillons azurés. Le panorama sur la centrale nucléaire, controversé mais indissociable du paysage, rappelle que la Hague danse entre tradition et modernité. Pause recommandée sur la plage silencieuse — l’une des plus belles du littoral nord-cotentin (source : FFRandonnée).
Distance : 9 km Départ conseillé : Ancien moulin d’Herqueville Difficulté : Moyen
Ce circuit intimiste glisse le long d’un vallon ombragé où l’eau travaille la terre depuis des siècles. Bois humides, vieux ponts, vestiges de moulins racontent le temps où ces petites rivières faisaient vivre les hameaux. Parfois, une loutre se glisse sur les berges. Ce coin, très calme, invite à s’attarder et à écouter le sifflement du vent dans les aulnes. Idéal pour une marche au frais ou une balade en famille.
Distance : 12 km (aller-retour) Départ conseillé : Maison du Parc, Vauville Difficulté : Facile à moyen
Le marais de Vauville, classé réserve naturelle depuis 1976, héberge près de 200 espèces d’oiseaux. Depuis la lagune jusqu’aux prairies humides, on s’émerveille du ballet des canards, hérons et vanneaux sans jamais perdre de vue la tranquillité du site. Le sentier rejoint Beaumont-Hague — l’architecture de ses maisons en granit contraste joliment avec les boisements clairs de la réserve (source : Réserve naturelle nationale de Vauville).
Distance : 7 km Départ conseillé : Parking du Mont Saint-Michel de la Hague (commune de Digulleville) Difficulté : Facile-moyen
Tout au bout du monde, frappé par les vents, le Mont Saint-Michel de la Hague veille sur l’écume. Son église curieuse et son panorama saturé de lumière attirent peintres et rêveurs. Le sentier fait le tour de cette excroissance rocheuse, entre ajoncs dorés et bruyères violettes, puis redescend dans la plaine. Ambiance de solitude grandiose, où le silence n’est jamais total – la mer ne dort pas.
Distance : 8 km Départ conseillé : Cimetière d’Omonville-la-Petite Difficulté : Facile
Cette randonnée paisible, portée par la mémoire du poète Jacques Prévert, alterne chemins creux, pommiers et jardins. On longe de petits enclos de schiste, des prés gagnés par le lichen, jusqu’à l’église au cœur minuscule du village. Arrêt obligatoire sur la tombe de Prévert, toujours fleurie de coquillages et de mots, puis passage par sa maison-musée, baignée de lumière douce (source : Maison Jacques Prévert).
Distance : 14 km Départ conseillé : Port de Goury Difficulté : Soutenu
Ce parcours d’ampleur, pour marcheurs avertis, offre l’ivresse de la lande et des espaces à perte de vue. On croit marcher « au bord du monde », entre canaux, pâtures et chaos granitiques. À Goury, le phare se découpe sur le Raz Blanchard, bazardant ses faisceaux sur une mer tumultueuse. On croise parfois des pêcheurs, silhouette seule devant l’immensité, ou un groupe de vaches alignées contre la brise. Chemin balisé, mais nécessitant attention et bonnes chaussures.
Distance : 5,5 km Départ conseillé : Camping municipal de Vauville Difficulté : Facile
Parfaite pour une fin d’après-midi, cette boucle fait cheminer entre grandes plages blondes, lagunes frissonnantes et dunes silencieuses. On surprend parfois des ânes paressant dans les pâtures, des chevaux échappés ou quelques promeneurs d’un autre temps. Le calme de la lagune contraste avec le tumulte de la mer. C’est ici qu’on mesure à quel point, dans la Hague, la nature se donne aussi dans ses détails les plus doux : une feuille de salicorne, un vol rapide de tadorne de Belon, une cabane posée sans âge.
La Hague se dévoile rarement en une seule visite. Derrière chaque randonnée s’ouvre une autre histoire, qu’elle soit écrite dans la roche, murmurée par le vent ou confiée par un habitant. Se laisser guider par la courbe d’un chemin, prendre le temps d’écouter — la marche ici est une invitation à ralentir, à dialoguer avec la nature et ceux qui la côtoient. Pour qui veut découvrir le Cotentin, il n’existe pas de meilleur viatique que ces chemins qui relient les hommes, la mer et la lande.