Un voyage architectural entre époques
La nef : une simplicité héritée du roman
La nef, longue et trapue, porte de discrets vestiges romans : petites baies en plein cintre, murs épais et dépouillés. L’absence de transept et la forme rectangulaire illustrent l’attachement à la sobriété.
- Épaisseur des murs : jusqu’à 80 cm, apportant fraîcheur et stabilité
- Baies latérales : fenêtres en plein cintre, étroites, élargies la plupart entre le XVe et le XVIIIe siècle
- Dalle de pierre brute au sol : témoignage des anciens pavements
Le chœur : accents gothiques ruraux
Le chœur, légèrement surélevé, possède une voûte plus affinée, due à des restaurations des XVe et XVIe siècles : là, les fenêtres ogivales sont plus ouvertes, apportant une lumière nordique, diffusée sur le maître-autel.
- Voûte en berceau, lambrissée, revisitée au XIXe siècle
- Maître-autel en bois sculpté (XIXe siècle, style néogothique)
- Un joli vitrail central, polychrome, relatant la vie de saint Georges, installé après la Seconde Guerre mondiale
Le clocher-porche : un repère dans le bourg
Ajouté au XVIIIe siècle, le clocher-porche massif domine doucement les toitures du village. De forme carrée, il abrite trois cloches dont la plus ancienne date de 1824. La flèche de charpente, couverte d’ardoises, garde sa silhouette d’origine malgré les restaurations nécessaires après la tempête de 1930 (source : Inventaire du Patrimoine de la Manche).
Son horloge mécanique, installée en 1911 par les ateliers Bodet (Angers), rythme encore aujourd’hui la vie du village—un écho sonore, porteur de temps et de mémoire.